Véritable laboureur, le ver de terre, autrement dit le Lombric, est l’auxiliaire du jardin dont on parle peu. Discret, bien souvent invisible (On ne l’aperçoit que les jours de fortes pluies qui l’obligent à sortir des galeries qu’il creuse pour échapper à la noyade), il est pourtant essentiel au jardin.

Il enrichir les sols en déchiquetant et digérant la terre et toutes sortes de déchets qu’il transforme en humus tant apprécié de nos potagers. Cet humus, directement assimilable par nos plantes, est riche en sels minéraux. Il fait également remonter en surface les oligo-éléments présents en profondeur (les galeries peuvent descendre jusqu’à 2 m sous terre). Les grecs anciens l’avaient surnommé « l’intestin de la terre ».

Il bêche pour nous en creusant inlassablement de jour comme de nuit des galeries, il ameubli et aère le sol (ce qu’adore les racines des plantes) en le fragmentant avec ses tunnels.

Des milliers d’individus peuplent notre potager, ils peuvent vivre jusqu’à dix ans et se reproduisent d’une façon vertigineuse : pas loin de 500 rejetons par an !

Alors, avant de bécher en profondeur, laissons nos amis, les vers de terre, travailler à notre place, évitons de les empoissonner avec des anti-limaces ou des herbicides et aidons les en paillant notre jardin.

Un peu d’anatomie
Difficile de différencier la queue de la tête du ver de terre.

Pour le savoir il faut localiser le Clitellum (sorte de bourrelet rosé) l’extrémité la plus proche est la tête.

Question : Est-ce qu’un ver de terre repousse quand il est coupé en deux ?

Oui et non. Tout dépend en fait de l’endroit de la coupure.
Si la coupure laisse indemne la partie contenant la tête, les organes génitaux (Clitellum) et au moins une dizaine d’anneaux, alors celle-ci survivra et le ver fera repousser une partie de ces anneaux coupés. L’autre, quant à elle, dépérira tout simplement.
Mais ne faites pas l’expérience au risque de tuer inutilement l’un de ces petits animaux au rôle écologique majeur.